lundi 6 avril 2015

[Retro] Fredrika Stahl

En 2006 sortait A Fraction of You, premier album d'une jeune (tout juste 21 ans) chanteuse suédoise, Fredrika Stahl. De la Pop Jazzy, posée et intimiste, à écouter au coin du feu, un whisky à la main - ça fonctionne tout aussi bien avec une tisane, mais j'aime moins - qui connu son petit succès, aussi bien dans sa patrie, en Suède, qu'en France où elle a passé une partie de sa vie et où elle a composé a Fraction of You. Bien entendu, comme toute nouvelle venue, il a fallu la comparer à certaines autres chanteuses, ce que je m'abstiendrais donc de faire (je vous laisse deviner). Accompagné de son piano, d'une guitare, d'une contrebasse et d'une batterie, Fredrika n'entend pas révolutionner le genre, mais elle y met toute sa sensibilité pour un résultat mélodique et chaleureux.

Please Let Me In


Où veux-tu aller ?




En 2008, Fredrika revient avec son deuxième effort en studio, Tributaries, toujours dans la même veine, mais un peu plus varié, parfois plus groovy, aux accents swing ou encore rétro. Il contient quelques bons moments, mais les sonorités parfois un peu vieillottes, m'ont un peu moins convaincu. La présence de So High, single pop, qui sera repris sur l'album suivant annonce le futur de la chanteuse.

Irreplaceable + Monumental Mismatch



So high (Concert)


Nous voilà rendu en 2010 et Sweep Me Away marque une rupture avec ses précédentes productions. Fini le Jazz, on passe à des balades pop axés autour du piano. C'est toujours délicat et mélodique, tout en sonnant plus pro, plus abouti, comme sur le morceau titre. Les ambiances sont plus abouties, parfois nous enveloppant dans une douce mélancolie, parfois plus légères et entrainantes. Mais ce changement d'orientation musicale n'est pas encore parfaitement maitrisé et l'album connait un creux d'intérêt en son centre où les chansons se démarquent moins. Mais ça reste très bon.


 Rocket Trip to Mars



Fast Moving Train (Accoustique)



Elle sortira également sa reprise de Twinkle Twinkle Little Star, célèbre berceuse, présent en chanson bonus sur l'album.

 

Et nous voilà rendu en 2013, et son dernier album en date, Off To Dance, qui assume totalement cette nouvelle orientation. Si l'excellente production donne une atmosphère à la foi chaleureuse et mélancolique à tout l'album, rendant ses chansons immédiatement reconnaissables, l'écriture plus spontanée et les mélodies remarquables interdisent toute lassitude. Chaque morceau est un bijou et permet à ce Off To Dance de se placer tout en haut de cette belle discographie.


Off to Dance



Glory (Accoustique)



vendredi 3 avril 2015

[Clips du Vendredi] Sigur Ros et Coil

Oui, rien qu'aux deux noms, vous aurez compris que je suis en panne d'inspiration.
Pas trop le temps aujourd'hui, je prépare un spécial Japon pour une prochaine fois, donc en attendant, je m'appuie sur mes deux plus grands pourvoyeurs d'émotions musicales.
 
Face Claire - Sigur Rós - Olsen Olsen

J'ai découvert Sigur Rós dans l'avion en rentrant d'un voyage inoubliable en... Islande, mélancolique à l'idée de quitter ce magnifique pays, en survolant de nuit Manchester (tapissé de lumières) et avec une récente de peine de cœur :p. La musique n'était autre que Glosoli. J'en ai versé une larme. Depuis, la moindre note de Sigur Rós ou la moindre image de l'Islande me fait frissonner. Si vous me mettez les deux à la fois, je fond. C'est ce que je vous propose.

Face Sombre - Coil - Are You Shivering?

Difficile de décrire ce que représente Coil pour moi. Ce groupe est en grande partie responsable de ma sortie du monde du Metal, et c'était pas gagné. Pendant 4-5 ans, j'en écoutais en boucle, j'allais à chaque concert parisien. J'adorais les ambiances sombres, malsaines qu'il dégageait (je ne suis pas dépressif pourtant), cette musique me procurait des flots d'émotions incroyables qui rendaient fades toutes autres musiques. Et puis j'ai découvert Coil. Écouter un de leur album, et ce Musick to play in the dark en particulier, qui porte tellement bien son nom, et j'ai réalisé qu'ils procuraient le même genre d'émotion, mais en mieux. A écouter la nuit, toute lumière éteinte, au casque. L'expérience est unique, difficile, dérangeante, troublante, mais terriblement intense. Ulver par l’intermédiaire de qui j'ai découvert Coil, ont retenté l'expérience avec le fabuleux Perdition City, mais plus musical, cet album ne va pas si loin dans son idée. Musick to play in the Dark prend directement aux tripes, font ressurgir des émotions profondément enfouies. On l'écoute dans un état second, et lorsque l'album est terminé, on est pas réellement sûr de ce que l'on a vécu, mais on s'en souviendra longtemps.

Face... dans la nuit mais sous un lampadaire... - Ulver - Lost in Moments

J'en parlais, les voici, Ulver et leur Perdition City, un album à mi-chemin entre le Musick to play in the Dark de Coil et Dead Cities de Future Sound of London. Moins malsain que le premier, plus mélodique que le second, cet album est un pur bijou de... euh... electro indus jazzy, ou un truc du genre. Mon préféré en rentrant de soirée, la nuit dans une grande ville, dans les rues quasi vides, sous une fine pluie et un temps frais (oui, c'est précis comme conditions, mais c'est fantastique !). Comment ai-je découvert Ulver ? C'était un groupe de Black Metal à la base (si si je vous jure...). L'un des groupes les plus talentueux et créatifs que je connais.

vendredi 27 mars 2015

[Clips du vendredi] Future Sound of London / Amorphous Androgynous

 Future Sound of London est un monstre sacré de L'IDM, dérivé expérimental de la Dance Music, entre rythmique électronique et ambiance planante. Leurs albums se vendent par wagons outre Manche, mais ce groupe reste malheureusement assez méconnu en France.


Face A - Psychotique et planant

Sorti en 92, ce Papua New Guinea alterne les passages angoissants et névrosés avec quelques envolées aériennes des plus agréables, même si l'ensemble a prit un coup de vieux.



 Face B - Planant et organique

En 94 sort Lifeforms, leur plus gros succès (6ème des chart au Royaume Uni). Moins agressif, les sonorités bien que toujours électroniques sonnent plus organiques et chaleureuses. L'ensemble de l'album reste très planant. Trop diront certains, le double album contient quelques longueurs, absente des deux singles présentés ici :









Face C - Urbain et angoissant

Plus sombre, voir malsain, plus violent aussi, Dead Cities (album sorti en 96) est plus difficile d'accès et connaitra un succès moindre. Dommage, il est sans doute le meilleur album du groupe.





Face D : Folk

Folk ? Oui, Future Sound of London, sous le pseudonyme Amorphous Androgynous propose également une musique Folk Pyschédélique (surtout depuis 2002). Histoire de détendre ceux que l'electro de Future Sound of London pourrait angoisser.




vendredi 20 mars 2015

[Clip du vendredi] Spécial journée du bonheur

 Roger Glover - Love is all

Aujourd'hui est la journée du bonheur, et tout le monde y va de sa compil' des meilleurs chansons pour se redonner le moral. Puisque que chaque semaine je vous poste une chanson qui me met en joie, autant frapper fort aujourd'hui avec celle qui a le plus d'effet sur moi. Son pouvoir euphorisant marche à plein, car la musique en elle même est ultra bien fichue et entrainante, le clip tout en couleur, un peu enfantin est une vraie réussite, et ça me rappelle des souvenirs d'enfance (la musique étant reprise dans la pub pour Sironimo, désolé pour la référence...). Pendant une période, son pouvoir presque magique avait été menacé par la nouvelle de la mort de son interprète, Ronnie James Dio, mais bon, comme disait le moustachu le plus célèbre au monde, "The Show Must Go On". Au passage, Roger Glover, à l'origine de la chanson, qui avait invité Dio et d'autres musiciens et chanteurs pour contribuer à son premier album solo n'est autre que le bassiste de Deep Purple.

mercredi 18 mars 2015

[Chronique] Alice Sara Ott, Ólafur Arnalds - The Chopin Project (2015) Classique revisité

Je vous en avais parlé sur ce blog, le nouveau projet d'Ólafur Arnalds, le touche à tout Islandais vient de sortir.
Ólafur Arnalds est un compositeur éclectique, ayant joué tour à tour du classique, du metal, de l'electro... mais dont l'univers sensible et mélancolique a été très inspiré de Chopin, musicien qu'il place haut dans son estime. Il n'est donc pas étonnant qu'il se soit attaqué à son répertoire. Pour l'occasion il est accompagné par Alice Sara Ott, pianiste germano-japonaise.
Ólafur n'étant pas un musicien de classique, il ne propose pas ici une simple nouvelle interprétation des nocturnes ou autres œuvres du pianiste franco-polonais comme il y en a tant, mais des compositions inédites, s'appuyant ou s'inspirant d’œuvres du maitre. Ainsi le premier morceau, Verses est un inédit qui est basé sur un motif de la sonate no 3 de Chopin, mais qui s'y éloigne très fortement, pour sonner comme un morceau d'Ólafur Arnalds, et c'est bon. Le second titre est justement la sonate no 3 de Chopin, joué par Alice, histoire de comparer et d'observer le chemin parcouru. Cette succession d'interprétations des œuvres de Chopin et de nouvelles compositions s'y inspirant se poursuit tout au long de l'album. Et c'est sans doute là, la principale faiblesse du projet.
Si la découverte de nouvelles œuvres du compositeur islandais justifie l'achat d'un nouvel album, les inédits ne couvrent que la moitié de l'album. Les morceaux de Chopin quant a eux, même s'ils sont joliment interprétés par Alice Sara Ott (ASO pour les fans de vélo...), n'apportent pas grand chose par rapport à ce qui se fait déjà.
De plus, il y a un trop fort contraste entre les œuvres au piano d'Alice et les compositions au violon d'Ólafur et je regrette fortement que les univers des deux musiciens ne se mélangent pas plus. A ce titre l'enchainement : Nocturne in C Sharp Minor et Reminiscence est le plus réjouissant de l'album.
Dernier défaut, mais mineur, si la comparaison des deux versions, avec la recherche des motifs communs, peut être ludique, ça peut se faire au détriment d'une écoute plus globale de l’œuvre.
Dans l'ensemble les œuvres d'Ólafur sont réussis, mais concentrent l'intérêt principal de l'album. Il peut s'agir d'une bonne porte d'entrée pour les fans de l'Islandais qui ne serait pas familiarisé à l’œuvre de Chopin (est-ce possible ?) ou plus probablement aux amoureux de Chopin et d'Alice (on les comprend sans mal) qui pourraient ainsi découvrir le talent d'Arnalds.



1. Verses
2. Piano Sonata No. 3: Largo
3. Nocturne in C Sharp Minor (w/ Mari Samuelsen)
4. Reminiscence
5. Nocturne in G Minor
6. Eyes Shut / Nocturne in C Minor
7. Written in Stone
8. Letters of a Traveller
9. Prélude in D Flat Major (“Raindrop”)

vendredi 13 mars 2015

[Clips du vendredi] ELP, Focus et Boards of Canada

Face Claire
On double la quantité aujourd'hui, avec deux morceaux rocks ultra entrainants, histoire de se remettre d'une longue semaine épuisante.
On commence avec ELP qui se déchaine sur ce Hoedown, en abandonnant leur pompeux habituel. Simple et efficace.
ELP est un super groupe, une formation qui réunit des membres d'autres groupes, ici :
Keith Emerson (ex-Nice)
Greg Lake (ex-King Crimson)
Carl Palmer (ex-Atomic Rooster)





Encore plus fort, avec le dément Hocus Pocus du groupe néerlandais Focus. Impossible de rester stoïque devant ce rythme endiablé, ce chant possédé et ces solos de guitare déchainés.
Groupe de rock progressif, essentiellement instrumental, il nous montre comme ELP qu'ils savent également construire une chanson à l'accroche immédiate.








Face Sombre
Boards of Canada est un groupe d'électro ambiant, l'un des pionniers et piliers de l'IDM (Intelligent Dance Music) au côté d'Autechre, Future Sound of London, ou encore The Orb...
Leur premier (vrai) album est rapidement devenu culte pour les fans du genre. Ambiance poisseuse, son un peu rugueux, rythmique lente, ce Smokes Quantity ne respire pas la joie de vivre, à l'image du reste de l'album, qui s'il reste assez éclectique ne plonge jamais dans allégresse et la béatitude.




Antérieurement, Boards of Canada avait déjà sévit à travers une série d'album aux tirages confidentiel (centaine d'exemplaires) avec notamment ce Everything You Do Is a Balloon, moins répétitifs mais aux ambiances assez proche.
Je ferais sans doute un article plus complet sur ce groupe, tant leur discographie recèle de perles.

samedi 7 mars 2015

[Focus] 5 perles méconnues d'artistes cultes.

5 - Queen - Queen II

On commence avec l'un des groupes les plus célèbres au monde mais dont la discographie reste étonnamment obscure pour les profanes. Il n'y a qu'a se pencher sur les ventes d'albums pour s'en rendre compte. Queen est avant tout un groupe de tubes et sans surprise c'est leurs best-of qui se sont le mieux vendus. Greatest hits 1 est l'album le plus vendu au Royaume Uni et le second en Europe, tandis que le Greatest hits 2 est le second plus vendu au Royaume Uni et le plus vendu en Europe (chiffre comprenant cumulant les ventes des Greatest hits seuls et des coffrets les réunissant).
A eux deux, ces albums cumulent près de 70 millions de ventes*, à comparer au 11 millions d'A Night at The Opera et son morceau phare, Bohemian Rhapsody.
De plus, quand on pense à Queen, on met en avant leur hymne de stade (We Will Rock You, We Are The Champion), des tubes FM (I Want to Break Free, The Show Must Go On, A Kind Of Magic...) et les performances lives enflammées.

I Want to Break Free : https://www.youtube.com/watch?v=f4Mc-NYPHaQ
The Show Must Go On : https://www.youtube.com/watch?v=t99KH0TR-J4
Bohemian Rhapsody : https://www.youtube.com/watch?v=fJ9rUzIMcZQ

Mais avant de devenir une icône, le groupe proposait un rock plus alambiqué, plus complexe, dont leur second album, Queen II (loué par les fans, mais dont un seul morceau Seven Seas of Rhye a traversé les générations) est le point d'orgue. Un album d'une grande richesse et d'une grande finesse où la face B (Side Black) est à mon sens l'enchainement musical le plus fascinant de l'histoire du rock. Je vous laisse découvrir The March Of The Black Queen, morceau épique qui préfigure ceux que sera Bohemian Rhapsody.

The March Of The Black Queen :

Si je le place en 5, c'est bien parce que ce morceau reste tout de même relativement connu dans le monde du rock et non par une éventuelle qualité moindre, il s'agit tout simplement de ma chanson préférée.

Chronique complète de l'album :
http://cave70s.blogspot.fr/2015/03/queen-queen-ii-1974-hard-rockrock-prog.html





* http://fanofmusic.free.fr/index.php?m=Charts&s=BestSellers&p=BestSellers&Act=143

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4 - Scorpions - Fly To The Rainbow

 Pour Scorpions j'ai l'embarras du choix, car ils sont connus essentiellement pour deux de leurs balades, Wind of Change (125 000 000 de vues sur Youtube, tout de même) et Still Loving You :

Still Loving You (live) : https://www.youtube.com/watch?v=yqKrrGAqGn4
Winf Of Change : https://www.youtube.com/watch?v=n4RjJKxsamQ
Send Me Angel : https://www.youtube.com/watch?v=1UUYjd2rjsE

 Moins nombreux sont ceux qui connaissent Scorpions pour ceux qu'ils sont en réalité, un groupe de Heavy Metal, même si là encore certains de leurs morceaux ont connu un succès certains :

Rock You Like a Hurricane : https://www.youtube.com/watch?v=sxdmw4tJJ1Y
Big City Nights : https://www.youtube.com/watch?v=pmE_l_dN9UM
No One Like You : https://www.youtube.com/watch?v=TLEqRIsgl6A

 Moins nombreux encore sont ceux qui se sont penchés sur leur première partie de carrière (commencée en 1965 !), lorsque emmené par le fantasque Uli J Roth à la guitare (arrivé pour le second album), ils proposaient un Hard Rock à la limite de psychédélique. J'aurais pu citer l'excellentissime Taken by force qui contient le meilleur riff de guitare de l'histoire du rock, sur Sails of Charon, mais cet album à la croisée des chemins a déjà bien entamé son virage Heavy.

Sails of Charon : https://www.youtube.com/watch?v=aoI7deS76Ck

C'est donc leur second album, Fly to the Rainbow (1974), beaucoup plus confidentiel que je vais mettre en avant. Du Hard Rock aérien, encore marqué par le psychédélisme de leur début, mais plus incisif, notamment grâce au renfort d'Uli Jon Roth, guitariste exceptionnel. Le morceau titre est un petit bijou d'un peu moins de 10 minutes qui s'ouvre par un air de guitare sèche très agréable avant que le morceau ne prenne de l'ampleur tout au long de son déroulement.

Scorpions - Fly to The Rainbow :



Chronique complète de l'album : A venir

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3 - Supertramp - Supertramp

Supertramp en 5 albums (De Crime of Century à ...Famous Last Words...) a forgé sa légende, en étant une véritable machine à tube (Dreamer, School, The Logical Song, Goodbye Stranger, Breakfast in America, Give a Little Bit, It's Raining Again...).

It's Raining again : https://www.youtube.com/watch?v=YZUE4_PtOk0
Breakfeast in America : https://www.youtube.com/watch?v=tODaH_fGtMY
Give a Little bit : https://www.youtube.com/watch?v=4SQGJmgnEI8
School : https://www.youtube.com/watch?v=jSel-X11by0
Logical Song : https://www.youtube.com/watch?v=OQfjIw3mivc

Mais à l'origine, Supertramp était un groupe de Rock Progressif qui avait sortit un premier album éponyme, qui fut un échec commercial, mais qui était néanmoins d'une grande qualité musicale. Un album aux mélodies sensibles, un rock délicat et ciselé. Le morceau présenté ici montre parfaitement leurs ambitions de l'époque. Une construction mettant en valeur un refrain accrocheur, un break bruitiste, à l'image de Moonchild de King Crimson avant le reprise du refrain pour le final.
Il faudra attendre Crime of Century (leur meilleur album) pour qu'ils proposent un équilibre entre album conceptuel et chansons phares, pour ainsi connaitre le succès international.

Supertramp - Try again



Chronique complète de l'album : A venir

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2 - Vangelis - 666 et L'Apocalypse des animaux


Vangelis est internationalement connu pour ses musiques de films, notamment son travail pour les chariots de feu et 1492 : Christophe Colomb ou encore son travail le plus accomplit selon moi, la BO de Blade Runner :

Chariots of Fire : https://www.youtube.com/watch?v=TYJzcUvS_NU
1492 : Conquest of Paradise : https://www.youtube.com/watch?v=94dY-QxjDiE
Blade Runner - Thème principal : https://www.youtube.com/watch?v=JAwo7DPUFUM

Le premier étant même utilisé à chaque remise de médailles au JO de Londres (jusqu'à saturation et pourtant j'adore ce morceau).
Mais parmi ces collaborations, il a composé l'un des albums les plus tristes qu'il m’a été donné d'entendre pour accompagner la série documentaire l'Apocalypse des animaux de Frédéric Rossif, en 1970. A ne surtout pas écouter en cas de déprime, sinon faites vous plaisir, c'est juste sublime.

Vangelis - Création du Monde


Chronique complète de l'album : A venir


Et vous connaissez également sans doute Aphrodite's Child, groupe grecque qui a vu l'éclosion du chanteur Demis Roussos, a travers ces deux chansons :

Rain and Tears : https://www.youtube.com/watch?v=YQyxCL1uMlU
It's Five O Clock : https://www.youtube.com/watch?v=bWKQyQ3aCpk

Mais le claviériste de ce groupe n'était autre que... Vangelis. Il composa intégralement leur dernier album, 666, très éloigné de la pop des deux précédents albums, et tout aussi éloigné de sa future carrière solo très new age et planante. Il s'agit d'un album de Rock Prog' très ambitieux, un peu fou, au concept tournant autour de l'Apocalyse de Saint Jean (un thème le fascinant apparemment...). Ce double album est d'une grande richesse et d'une grande complexité, mais propose néanmoins des mélodies aux accents immédiatement jouissifs, comme sur le fabuleux Four Horseman, son refrain ultra accrocheur et son solo de guitare excitant :


Aphrodite's Child - Four Horseman :

 Chronique complète de l'album : à venir


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1 - Mike Oldfield - Amarok

Mike Oldfield est un géant de la musique, l'un des artistes les plus célèbres de sa génération, qui outre une tournée allemande en 2006 et deux concerts en Espagne s'est permis de réunir 500.000 personnes à Berlin pour le passage à l'an 2000 et a connu une audience encore plus large en jouant un mini concert lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Londres en 2012.

On le connait avant tout pour ces tubes pop chantés par Maggie Reilly, Moonlight Shadow et To France, ainsi que le thème principal du film d'horreur L'exorciste tiré de son premier album Tubular Bells.

Tubular Bells (BO de l'Exorciste ) : https://www.youtube.com/watch?v=1LFCG7kOsxE

 Deux facettes de l'artiste très différentes, Tubular Bells étant un album de rock progressif (oui ce genre est omniprésent dans mon classement), composé de deux morceaux (pour les deux faces du vinyle, format très classique dans ce genre musical), qui n'a rien d'horrifique, qui alterne le rock, le folk, les passages alambiqués voir un peu loufoque. Une œuvre assez immature mais qui justement en hérite un vent de fraicheur et de folie particulièrement bienvenus. Il poursuivra dans les grandes fresques ambitieuses de 2 fois 20 minutes jusqu'à l'apogée de sa première partie de carrière et le "fantastic" Ommadawn.

 La seconde partie de carrière sera plus pop et comprendra les deux morceaux déjà cités. Et selon moi présente un intérêt bien moindre. Mais c'est en 1990, alors que la carrière de Mike Oldfield s’essoufflait un peu et que Richard Branson souhaitait qu'il sorte un Tubular Bells II pour renouer avec le succès qu'il sortit contre toute attente l’œuvre musicale à mon sens la plus fascinante de l'histoire de la musique (oui, je m'enflamme), Amarok. Un chef d’œuvre complètement fou, constitué d'un seul morceau de 60 minutes (et deux secondes...), constitué d'une multitude de thèmes (une cinquantaine) développés entre 13 secondes et 3 minutes 13 et joué à l'aide d'une cinquantaine d'instruments et bruitages. Mélange des influences (Rock, World Musique, Folk, Prog', Ambiant...). Le final en trois temps est d'une intensité incroyable et nous vide de toute émotion. Rien de comparable n'existe dans le monde de la musique, mais son côté anti commercial et son absence de promotion (Richard Branson n'apprécia pas du tout la plaisanterie, voir chronique) en fera un bide qui n'aura pas connu le succès qu'il mérite. Et pourtant derrière son approche élitiste, il contient des mélodies sublimes et faciles d'accès.
Mike Oldfield - Amarok


Il faut faire l'effort pour s'accrocher les 6 premières minutes, et après vous serez happé par la beauté du morceau.

Chronique complète de l'album :