lundi 29 juin 2015

[News] Juin 2015 - Chris Squire, Of Monsters and Men...

Nouveautés et Tournées :














- Of Monsters and Men (Rock Indé - Islande), rendu célèbre par le succès de leur single Little Talks, revient avec son second album Beneath The Skin (disponible depuis le début du mois).
Premier single de l'album : Empire
Une tournée Nord américaine est prévue à partir d'aout.
- Le nouvel album de Bang Gang (Pop Rock - Islande) The Wolves Are Whispering vient de sortir. Chronique prévue dès que je l'aurais reçu... En attendant, deux nouveaux extraits : The Sin Is Near - My Special One 
- Encore une sortie récente, je vous en avez également déjà parlé, Solo de Nils Frahm (Ambiant/Electro - Allemagne) est maintenant disponible. Pour vous offrir un pur moment de douceur, cliquez sur le lien suivant : Some.
- Le duo japonais Moumoon (J-Pop/J-Rock) nous réserve quand à lui un album pour cet été (le 12 Aout) It’s Our Time. Le dernier single est déjà disponible depuis plusieurs mois : Hello, shooting star.
- Ólafur Arnalds (Ambiant/Electro/Classique - Islande) sera au Trianon à Paris le 11 septembre avec Alice Sara Ott pour un défendre en live leur album The Chopin Project. Pas de date française pour Kiasmos, son autre projet, pour le moment.

Hommage :
 
















 


Le bassiste et co-fondateur du mythique groupe de Rock Progressif Yes, Chris Squire nous a quitté aujourd'hui à 67 ans victime d'une leucémie. Il était le seul membre présent depuis l'origine du groupe, a avoir contribué à chaque album et chaque tournée. Si la renommée du groupe est un peu retombée avec les années, son influence considérable se fait encore ressentir avec les nombreux hommages de la communauté Rock aujourd'hui en deuil.

 

Starship Trooper, extrait du Yes Album (71), quintessence du prog'. Une de première partie rock et déstructurée, suivie une longue montée en puissance vers un solo final dément.

vendredi 19 juin 2015

[Focus] Musique de films - Top 5

Si l'arrivée des chaînes télévisées musicales telles que MTV et maintenant l’explosion de Youtube a rendu presque indispensable l'association image/son, ce phénomène n'est pas récent. On pense évidemment à l'Opera ou la mise en musique de ballet.
C'est à travers le cinéma que je vous propose de vous pencher sur cette intime relation. Si certains compositeurs s'en sont plus moins fait la spécialité (John Williams et Danny Elfman pour les deux plus célèbres), d'autres musiciens n'ont fait que des passages éphémères dans ce milieu, avec plus ou moins de réussite. Pour le "plus" difficile de passer à côté de Queen et sa BO de Highlander, pour le "moins", citons également... Queen et sa BO de Flash Gordon.
Mais comme ce site à plus vocation à faire découvrir des perles méconnues, penchons nous sur des films un peu moins populaire... Voilà donc un top 5 totalement arbitraire.

5 - Klaus Schulze (Allemagne) - Angst - 1984

Sortit en France sous le titre de Schizophrenia, le tueur de l'ombre, Angst est un film d'horreur Autrichien, avant-gardiste et expérimental qui préfigure la nouvelle vague du cinéma autrichien.
Le réalisateur Gerald Kargl , dont il s'agit là de son unique long métrage, nous plonge dans le corps et les pensées d'un tueur en série (campé par un excellent Erwin Leder) à l'aide de prise de vue originale. Si on arrive à faire abstraction du jeu approximatif des acteurs secondaires, le visionnage du film peut s'avérer dérangeant et dégage une ambiance très malsaine et oppressante.
Ce n'est autre que l'un des compositeurs allemandes les plus prolifiques et influents du XXème siècle (précurseur du space rock et de l’électro - avec Tangerine Dream - allemand), Klaus Schulze, qui s'occupe de la bande originale et elle contribue grandement à l'ambiance du film, alternant les moments calmes et rapides pour s'adapter à la personnalité instable du tueur en série.

Bande annonce :



Bande originale :




4 - Einar Englund (Finlande) -  Valkoinen Peura - 1952

Einar Englund est un compositeur de musique classique qui sera très influencé par son expérience de la guerre, ses morceaux prenant souvent des accents martiaux. En 1952, il composera la musique du film fantastique finlandais Valkoinen Peura (le Renne Blanc), basé sur un conte nordique célèbre, où une sorcière sacrifie un renne blanc pour obtenir le pouvoir de séduire tous les chasseurs.

Bande annonce (non officielle) :


Bande Originale :



3 - Ulver (Norvège) - Svidd Neger - 2003

Je dois bien admettre avoir un faible pour le (peu que je connais) cinéma Norvégien. Connu surtout pour leurs films d'horreurs plus ou moins second degré (Hidden, Baby Call, Next Door, Troll Hunter, Cold Prey ou encore Dead Snow) ou des films burlesque comme le génial Norway of Life (Den brysomme mannen) et ce Svidd Neger, complétement absurde et délirant où un nègre (neger signifiant nègre) souhaite devenir Sami.
La musique est confiée à un groupe local, Ulver, dont j'ai déjà maintes fois vanté les mérites. Le résultat est bien heureusement à la hauteur. Il s'agit de leur seconde et dernière BO en date, après les  Lyckantropen Themes.

 
Bande Annonce :


Bande originale (Rock Massif - Live) :




2 - Barði Jóhannsson (Islande) - Haxan - 1922 - 2006

C'est en découvrant coup sur coup la BO de Haxan et celle de Broadchurch d'Olafur Arnalds que j'ai voulu relancer ce site, réalisant l'étonnante qualité de la musique Islandaise. Le visionnage de cette restauration de 2006 du film suédois Haxan sortit initialement en 1922 fut un vrai choc aussi bien visuel que musical.
Avec une volonté documentaire, le film - à travers trois scènes - retrace l'évolution de la sorcellerie à travers les âges et la met en parallèle avec la schizophrénie. A sa sortie, il s'agissait d'un des films les plus couteux et les effets visuels étaient bluffant pour l'époque. Bien entendu, l'ensemble a pas mal vieilli, mais reste tout à fait regardable, et porté par la musique sombre et mélancolique de Barði, le film à un pouvoir quasi hypnotique.
A noter que Barði Jóhannsson réalise ici une création originale pour la version 2006 totalement indépendante des partitions originales.



Bande annonce (sans la musique de Barði) :




Bande originale :



1 - Philip Glass (USA) - Koyaanisqatsi - 1982

Le numéro 1 était évident et logique, puisque le film - sa narration - est construit sur cette relation entre l'image et la musique. Koyaanisqatsi est un film documentaire, où les plans se succèdent, jouant sur les échelles de temps et d'espaces, soutenu par la sublime musique de Philip Glass. Aucune parole ne vient troubler ce voyage et se succèdent les images d'une grande beauté, nous laissant libre de les interpréter à notre convenance, même si les accents, les changements de ton de la musique laisse entrevoir le message écologiste derrière l’œuvre.
Philip Glass est surtout célèbre pour son travail dans la musique minimaliste, mais sa discographie est beaucoup plus vaste et variée que cela. Peut être qu'un jour j’essaierais de débroussailler l’ensemble pour la rendre plus digeste. En attendant, Wikipedia est votre ami.
Godfrey Reggio, le réalisateur, mettra en chantiers deux suites sur le même concept, Powaqqatsi et Naqoyqatsi que je n'ai, très honnêtement, pas vues.

Bande annonce :


Bande originale :




Hors concours - Coil

Un hors concours, puisque c'est une bande originale abandonnée. Coil avait été approché par Clive Barker pour réaliser la musique de son film Hellraiser. Les producteurs, inquiets par le côté bruitiste et industriels de la musique de Coil, mirent de côté le duo britannique pour revenir à une musique plus conventionnelle. Et c'est dommage. Vous pouvez tout de même vous délecter de la musique de Coil avec leur remix de Closer (Nine inch Nails) qui sert de générique à l'excellent Se7en.

Bande originale abandonnée - Hellraiser




Générique Se7en :



Voilà de quoi occupez vos soirées pop-corn pour un long moment.



vendredi 22 mai 2015

[Clips du Vendredi] Franz Liszt & Jacob Pavek (Spécial piano)

Franz Liszt - Mephisto Valse (Berezovsky)


 
Franz Liszt est, avec Chopin, le pianiste le plus populaire de l'époque romantique. Réputé plus technique et plus moderne, il sait se montrer sensible comme sur son œuvre la plus célèbre : Liebestraum No3.
Cette première Mephisto-Valse (il en écrira 4, dont une inachevée) est la parfaite synthèse de ces deux univers, à la fois technique et mélodique, qui s'emballe dans des rythmes endiablés.


Jacob Pavek - The Yield

 
On passe au couple piano et violon avec Jacob Pavek, compositeur basé à Saint Paul dans le Minnesota. Ces mélodies modernes, douces et mélancoliques, ne sont pas sans rappeler un certain Olafur Arnalds.
Son premier album, Bloom sorti en 2012 n'est disponible qu'en téléchargement (légal évidemment) et ce morceau The Yield est extrait de son second, Illume, disponible depuis un peu plus d'un mois en version physique.

Photo by Mark N. Kartarik


dimanche 17 mai 2015

[Focus] Musique électronique - Partie 3 (La scène Française)

Dernière partie (pour le moment) sur ce focus sur la musique électronique. Après avoir rapidement évoqué les débuts du style, puis s'être concentré sur l'apogée de l'électro ambiant et expérimental dans les années 90, penchons nous sur le cas des productions françaises, qui une fois n'est pas coutume, jouissent d'une excellente réputation à l'étranger.

Difficile de parler de musique électronique française sans évoquer le cas Air. Air représente en musique l'image du français raffiné et romantique... Oui, il doit bien y avoir encore deux trois étrangers naïfs qui nous imaginent comme cela, non ? A être totalement honnête, Air est trop lisse, les morceaux manquent de profondeur. Si la musique arrive parfaitement à retranscrire des atmosphère belle et envoutante, l'absence de risque dans le choix de l'instrumentation ou de la construction des morceaux prévisibles créer une forme de lassitude. C'est un groupe que je trouve bon mais pour lequel je n'arrive pas à me passionner. Il faut aussi leur accorder que leurs morceaux les plus célèbres sont logiquement les moins expérimentaux (Cherry Blossom Girl, Playground Love (BO de Virgin Suicide) et Sexy Boy, c'est pas transcendant selon moi) et que certains morceaux plus intéressants se cachent dans leur discographie, comme sur 10 000 Hz Legend. J'aime particulièrement le morceau d'introduction, Electronic Performers,  qui commence par une rythmique électro lourde qui contraste avec l'arrivée des violons pour un final particulièrement émouvant. Je ne me suis pas réellement penché sur la suite de leur carrière, le peu que j'ai entendu de Pocket Symphony et Talkie Walkie ne m'ayant guère emballés.

Air - Electronic Performers (2001) 10 000 Hz Legend



De Air et de Daft Punk, les deux figures de proues de l'electro à la française (ou French Touch pour ceux qui aime employer des termes anglais pour caractérisé un genre français...) on peut citer tout un tas de rejetons, plus ou moins contemporains de ces deux monstres ou plus récents et surfant sur le succès de leurs prédécesseurs. En vrac Justice, C2C, Phoenix (pour le mélange electro/pop/rock), M83... Cliquez sur le nom pour vous convaincre que vous connaissez déjà ces groupes. Et comme, là encore, je ne pouvais pas ne pas les citer dans cet article, mais si là encore c'est plutôt bien fait, ce n'est pas le genre de musique qui capte mon attention très longtemps.
Je vais tout de même revenir un peu sur le cas M83, qui existe depuis 1999 et a connu un petit succès en 2003 avec la sortie de son second album "Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts". Si je n'ai pas trouvé d'informations confirmant que le titre de l'album serait un hommage au géniallissime Dead Cities de Future Sound of London, il faut bien reconnaitre que de cette scène française, M83 se détache par des univers musicaux plus riches, plus torturés, dégageant une atmosphère oppressante que n'aurait pas renié le groupe anglais. Leurs premiers morceaux lorgnent également vers Boards of Canada dans ces sonorités rétro. Le rock représente également une part importante dans leur musique, oscillant entre Shoegaze et Post Rock. Bref, vous l'aurez compris, un condensé de tout ce que j'aime. Grâce au succès de l'electro français à l'international, ils arriveront à décrocher la BO d'Oblivion, leur permettant de se faire connaitre par un public qui, autrement, n'aurait jamais entendu parler du groupe.

M83 - Gone (2003) Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts



Un peu à la marge de ce courant musical, j'ai une tendresse particulière pour deux groupes qui font partie de mes toutes premières découvertes en matière d'electro.

High Tone d'un côté, formation Lyonnaise officiant depuis 1997. On est très très loin des musiques léchées cités au dessus. Il s'agit d'un groupe de Dub electro. Le Dub késako ? "Le dub est un genre musical issu du reggae jamaïcain, un remixage réalisé en temps réel à partir de bandes magnétiques par des ingénieurs du son. Il est, à l'origine, un remixage radical qui met en avant le couple rythmique basse et batterie et des effets de son." Merci Wikipédia, j'aurais pas dit mieux. Présentation faite, High Tone est donc axé autour de rythmique bien marquée, lourde (parfois très lourde) sur lequel vient se greffer samples et sonorités électroniques pour un résultat d'une grande richesse et complexité. Ça reste également mélodique et entrainant où l'influence reggae se fait fortement sentir, malgré une très importante déformation par rapport au support d'origine. Ajouter à cela une production énorme - je m'en sers pour calibrer mes installations sonores - et vous avez un groupe particulièrement plaisant à écouter. Underground Wobble sortit en 2007 marque l'apogée créative du groupe. Un album plus sombre, mais d'une richesse dans ses ambiances, rythmes, sonorités exceptionnelle.

High Tone - Echo Logik (2001) Bass Temperature



Second groupe majeur et trop peu connu de la scène française, EZ3kiel, originaire de Tours et formé en 1992. Là encore, le groupe se rattache à la scène Dub, mais a très vite dérivé de l'influence Jamaiquaine pour développer un style et surtout un univers onirique très personnel où toutes les influences y passent (dub, electro, rock, rap, folk, classique). Bref difficile en quelques lignes de résumer EZ3kiel, il faudrait un focus entier consacré à ce groupe pour comprendre son évolution, du dub expérimental sur Handle With Care, à l'electro onirique de LUX, il s'en est passé des choses, comme l'album Versus, fourre tout indescriptible, dont le morceau titre ne laissera pas indifférent où bien encore le sombre et rock Battlefield. Ce mélange des genres à comme avantage que chacun y trouvera son compte, mais aussi, que peu de personnes peuvent apprécier leur discographie dans son intégralité.

Artwork tiré de Battlefield
EZ3kiel - Lethal Submission (2007) Naphtaline





Bon, je ne pouvais pas vous quitter sans un peu de Daft Punk, avec Get Lucky et le génial Pharell William dont l'originalité de son œuvre est... Comment ça je ne suis pas crédible ? 
Non, pour finir sur une bonne note, rien de mieux que One More Time animé pas le géant (et là sans ironie) Leiji Matsumoto (Albator, Galaxy Express 999 et Queen Emeraldas...). Je ne suis pas fan de la musique, mais ce clip a marqué ma jeunesse. Ça sera tout pour aujourd'hui, Tchüss ! Je suis content, j'aurais réussi à ne pas parler de Sigur Ros, de Bang Gang ou d'Olafur Arnalds, malgré les ponts évidents avec certains groupes dont j'ai parlé ici... Ah mince... encore raté...

Daft Punk - One More Time (2001) Discovery 

vendredi 15 mai 2015

[Clips du Vendredi] Edvard Grieg & Sóley

Edvard Grieg - Fra Holbergs tid


Edvard Grieg est surtout connu pour sa suite Peer Gynt qui contient deux des morceaux les plus célèbres de la musique classique (car repris dans la culture populaire) que sont Dans l'antre du roi de la montagne et Au Matin. Mais je lui préfère la suite Holberg, Op. 40 que je vous propose ici et qui avec son Aria (à 12min04) possède l'un de mes passages musicaux préféré tous genres confondus.

Sóley - Halloween



On reste chez les nordiques avec l'Islande et sa chanteuse d'indie pop Sóley. Une musique sensible et mélancolique comme les artistes islandais savent si bien faire. Il s'agit ici de son dernier morceau, Halloween sortit il y a une semaine, extrait de Ask the Deep en bac depuis le 7 mai.

lundi 11 mai 2015

[News] Nouveau Nils Frahm & Bang Gang

Double ration de musique aujourd'hui avec la sortie des nouveaux morceaux de Nils Frahm et Bang Gang.

Nils Frahm - Them : https://soundcloud.com/nils_frahm/them/s-icAJs

Musique délicate et magnifique au piano et au violon extrait du prochain album "Music for the Motion Picture Victoria"qui sortira le 15 Juin.

Plus d'informations et précommande : http://www.erasedtapes.com/store/index/ERATP071







Bang Gang - Silent Bite : https://www.youtube.com/watch?v=Ac_YZLx3dTs&feature=youtu.be

Single toujours dans une veine pop-rock aérien avec Helen Marnie (Ladytron) au chant. On accroche immédiatement. Extrait de "The Wolves Are Whispering" prévu pour le 22 Juin

Plus d'informations et précommande :  http://www.pledgemusic.com/projects/banggang


vendredi 8 mai 2015

[Focus] Musique électronique - Partie 2 (IDM et nouvelle vague - 90's)


Après ce petit âge d'or, la New Age a continué son expansion avec plus ou moins de bonheur, puis de nouveaux genres sont apparus, Dance, Trance, Acid House... Mais c'est dans les années 90 qu'a émerger un nouveau courant à qui va mon admiration, et c'est à travers le Metal que j'ai fait sa connaissance. Nous reprenons donc notre histoire avec Ulver.

Ulver est un groupe Norvégien de Black Metal, tout du moins à leur début. Alors que je commençais à me lasser du genre et de ses productions atroces - essayez d'écouter Nattens Madrigal en entier, les oreilles saignent, dommage la musique quant à elle est excellente - seul quelques groupes aux ambiances particulièrement léchées me plaisaient encore (Ulver, Secrets of The Moon, Dornenreich, Bathory...). J'avais entendu dire qu'Ulver avait abandonné le Metal pour l'Electro. J'ai donc écouté Perdition City, leur second album depuis leur ré-orientation musicale, par curiosité. Ça reste à ce jour l'une de mes plus grandes révélations. Une musique très mélodique, excellemment produite et audible (alléluia), à l'ambiance sombre et presque désespérée.
L'album s'ouvre sur Lost In Moments et ses grosses rythmiques qui m'ont fait tiquer, puis le tout s’apaise, le saxophone arrive et me voilà sous le charme.

Ulver - Lost In Moments (Perdition City) 2000















La suite de l'album est tout aussi excellente avec Hallways of Always (Live) ou Porn Piece or The Scars of Cold Kisses... Je n'avais jamais entendu ça et pourtant j'avais l'impression d'écouter une musique faite pour moi. Tout logiquement, je me suis intéressé au reste de leur discographie, extrêmement variée. Outre ce froid et urbain Perdition city, on retrouve :
Le planant et chaleureux Shadow of the Sun : Eos
Le violent Blood Inside : Operator
Le malsain Teachings in Silence : Silence teaches you how to sing (Utilisé dans le film d'horreur Sinister) Ne cliquez pas si vous n'aimez pas ça...
Le presque pop-rock Wars of The Roses : February MMX 
L'orchestral Messe I.X-VI.X : Shri Scheinder

Lorsque j'ai découvert ce groupe, les deux derniers albums n'étaient pas encore sortis (Messe I.X-VI.X est un bijou), et c'est à Perdition City qu'allait ma nette préférence. En me renseignant ça et là, j'ai compris qu'Ulver s'était fortement inspiré de deux groupes pour le composer, Coil d'un côté, notamment son Musick To Play in The Dark dont il reprenait le principe (à écouter aux casques la nuit sans lumière) et Future Sound Of London de l'autre, avec leur album Dead Cities qui dégage cette même ambiance d'urbanisme froid et poisseux.

De Coil, j'ai découvert ça :

Coil - The Five Minutes after Violend Death + Golden Section (Horse Rotorvator) 1986















Là encore ne regardez pas si vous n'aimez pas les films d'horreurs. Ce fut une révélation peut être encore plus importante que Perdition City, me faisant réaliser que le Black Metal n'était pas le seul genre permettant de dégager des ambiances occultes, pire, qu'il n'était même pas le genre le plus adapté, Coil le faisant beaucoup mieux. En 1986 en prime, à l'époque où le Black Metal venait tout juste d'être inventé par Quorthon et son groupe Bathory, et qu'il ne s'était pas encore extrémisé. 
Mais on doit à Coil l'album Musick To Play in The Dark dont j'ai déjà parlé ici Un Chef d'oeuvre dont on ressort bouleversé.

Coil - Musick To Play in the Dark - 1999















Pour Future Sound Of London, c'est nettement moins obscure, mais j'en ai déjà parlé dans un Clips du Vendredi spécial. Un morceau récent tout de même pour la route :

Future Sound Of London - Point Of Departure (Environments 5)  2014















Future Sound Of London est l'un des piliers de l'IDM, un genre de musique électronique qui joue sur l'ambiance et sur la volonté de sortir de la musique abrutissante qui ne se base que sur la rythmique qui florissait dans les années 70. D'où le nom du genre (Intelligent Dance Music).
Outre Future Sound Of London, il existe un certains nombre de groupes fondateurs qui au milieu des années 90 ont donné ses titres de noblesse au genre.

Boards of Canada en tête, dont j'ai déjà parlé également ici.

Ils ont fait un retour remarqué (plus que Future Sound Of London bizarrement sortit des radars) en 2013 avec Tomorrow's Harvest, petite merveille d'ambiance ouatée. Sans doute leur œuvre la plus accessible.
Boards of Canada - Reach for the Dead (Tomorrow's Harvest) 2013















Gyroscope  Que l'on retrouve là encore dans le film Sinister.

Mais c'est avec l'album Music Has the Right to Children qu'ils se sont fait connaitre :

Boards of Canada - Turquoise Hexagon Sun (Music Has the Right to Children) 1998
 















Autre monstre sacré du genre Seefeel, rendu culte en 1993 avec son Quique

Seefeel - Polyfusion (Quique) 1993
















Comme tout les groupes du genres, ils ont connu un passage à vide à la fin des années 90 et c'est en 2011 qu'ils nous reviennent avec un album intelligemment appelé... Seefeel. Un très bon album, en espérant une suite rapidement.


Mais l'artiste sans doute le plus connu de ce renouveau musical est sans conteste Aphex Twin qui là encore pour un retour s'est payé le luxe de faire voler un dirigeable marqué du logo du groupe dans le ciel londonien. Aphex Twin est aussi connu pour sa musique novatrice, assemblage de bruitage dans lequel se dégage de vraies mélodies et ambiances parfois entrainantes, parfois malsaines que pour ses clips déjantés et dérangeants. Petit florilège :

Aphex Twin - Come To Daddy - 1999















Aphex Twin - Window Licker - 2005















Aphex Twin - Rubber Johhny - 2005















Mais c'est ses premières compositions que je préfère, réunies sur la compil' Selected Ambient Works 85-92, qui au titre vous donne une idée assez précise du genre pratiqué. 

Je ne peux pas parler de cet âge d'or de la musique électronique sans évoquer The Orb, LFO, Autechre ou encore Amon Tobin, petit poucet de la bande (premier album sortit en 1996).

Il est d'ailleurs assez "amusant" de constater l’émergence rapide de cette scène en regardant la date de sortie de leur premier album.

1990 : LFO
1991 : The Orb
1992 : Future Sound Of London, Aphex Twin, Boards of Canada
1993 : Autechre, Seefeel

Il est aussi à noter que pour beaucoup de ces groupes (Boards of Canada et Aphex Twin mis à part), ils connaitront le succès et la reconnaissance avec leurs premiers albums avant de plus ou moins décliner à l'approche de l'an 2000.

Ainsi, LFO sort en 1991, Frequencies, pièce fondatrice, prenant de bout en bout et qui se bonifie à chaque écoute. Sans doute le moins ambiant de la bande, mais particulièrement entrainant, il est tout indiqué pour se mettre un petit coup de fouet avant d'aller travailler.

LFO - Nurture (Frequencies) 1991















The Orb, qui s'est fait connaitre dès 1990 avec leur tube Little Fluffy Clouds a surtout sortit en 1992 U.F.Orb, leur 3ème album qui a grimpé à la première place des charts au Royaume Uni et qui est excellentissime. A noter également leur collaboration avec David Gilmour (Guitariste de Pink Floyd, je précise juste au cas ou...) sur Metallic Spheres en 2010. Le résultat est très facile d'écoute (Easy listening), très mélodique sans aspérité, presque trop lisse facilement.


The Orb - O.O.B.E (U.F.Orb) - 1992















The Orb - Little Fluffy Clouds - 1990
















Autechre a également connu son heure de gloire, un peu plus tard, en 1995 avec Tri Repetae, leur meilleur album à ce jour. Une musique déstructurée, bruitiste, complexe mais qui n'en reste pas moins chaleureuse, surtout à leur début moins abstrait que leurs dernières productions.

Autechre - Dael (Tri Repetae) 1995

















Enfin Amon Tobin arrivé après la bataille, et fortement inspiré par ses ainés, a mélangé à sa musique d'autres influences (Drum 'n' bass, Jazz, Breakbeat)

Amon Tobin - At the End of the Day (Foley Room) 2007
















Me rendant bien compte que j'ai un peu abusé des extraits, voilà une liste des albums cultes à posséder chez soi (c'est arbitraire, mais je fais bien ce que je veux ici...) histoire d'y voir plus clair.
1991 - LFO - Frequencies
1992 - The Orb - U.F.Orb
1992 - Aphex Twin - Selected Ambient Works 85-92
1993 - Seefeel - Quique
1994 - Future Sound Of London - Lifeforms
1995 - Autechre - Tri Repetae
1996 - Future Sound Of London - Dead Cities 
1998 - Boards of Canada - Music Has the Right to Children

Tous ses albums sont plus ou moins rattachés à l'IDM et à cette nouvelle vague des années 90. Pour les deux derniers, on quitte ce genre ainsi que cette époque, Ulver étant le connecteur logique par son hommage à Future Sound of London et Coil.

1999 - Coil - Musick To Play In The Dark (Electro expérimental)*
2000 - Ulver - Perdition City (Electro/Indus)

* Il vous faudra débourser pas moins de 100 € pour vous le procurer.

Dernière partie à venir, on s’intéressera a ce qui se fait dans nos contrées, et non, je ne parlerais toujours pas de Daft Punk...